Entrevue avec Suzanne et Clémentine


Clémentine, coordonnatrice de projet au Conseil jeunesse et Suzanne Robillard, Docteure en sociolinguistique de l’Université d’Ottawa, ont accordé une entrevue à Chloé afin de présenter le projet de recherche Vision Culture Francophone initié par le Conseil scolaire francophone (CSF) et mené par le CJFCB.

Qu’est-ce que le projet Vision Culture Francophone ? 

Clémentine : Le projet vision culture francophone est un projet qui vise à comprendre comment les jeunes, en C. -B. conceptualisent leurs cultures, comment la définissent-ils et surtout comment se projettent-ils dans cette culture. Ce projet a été initié par le Conseil scolaire francophone (CSF), dans le but d’atteindre les jeunes et de répondre davantage à leurs besoins de développement identitaire.

Suzanne : C’est vraiment un projet de recherche scientifique. C’est une des premières collaborations que le CSF fait pour viser l’expertise empirique et chercher à avoir des résultats quantitatifs qui répondent à leurs questions et besoins. 

Quel type de questions allez-vous poser aux jeunes ? 

Suzanne : Nous avons adopté une méthode plutôt informelle dans le sens où nous visons à  établir d’abord une atmosphère décontractée où les jeunes se sentent confortables de s’exprimer clairement, ensuite nous leur demandons de nous raconter leur vécu avec leur identité, les expériences qu’ils ont eues par rapport à leur construction identitaire ainsi que des questions sur leur usage quotidien de leur Français. De là, nous pouvons en tirer des conclusions. 

Nous n’avons pas une liste de questions prédéfinie à leur poser. Grâce à mon acquis scientifique, j’emploie une technique d’entrevue où l’on peut ressortir des données très pertinentes basées sur les réponses qu’ils nous donnent en nous racontant leurs expériences personnelles. 

Quels jeunes participent à votre étude ? 

Suzanne : Le groupe de jeunes avec qui nous travaillons est un échantillon qui est bien ciblé et qui nous est accessible. Il représente les diverses expériences géographiques en C.-B. et la diversité de backgrounds. 

Clémentine : Tout à fait, nous travaillons avec un petit groupe de jeunes mais je pense que les résultats que nous allons obtenir seront bien représentatifs de la communauté. C’est un projet qui a un potentiel énorme en matière de recherche et j’ai l’impression que ce que nous allons ressortir ne sera que les prémices de quelque chose qui pourrait être beaucoup plus approfondi dans le futur.

Qu’espérez-vous accomplir grâce à cette étude ? 

Clémentine : L’objectif, c’est vraiment de fournir un livrable au CSF qui va leur permettre d’avoir une guideline et un support concret pour pouvoir mettre en place des activités culturelles et de repenser le curriculum en intégrant une dimension socioculturelle. Les résultats pourraient être étonnants sur la conception que les jeunes ont de leur propre culture. 

Nous voulons vraiment entendre nos jeunes, ce sont d’ailleurs eux qui nous guident sur nos questions de recherche, ce qui fait qu’on ne peut pas prédire à l’avance le résultat de cette étude et c’est ça qui est stimulant.  

Suzanne : Effectivement, je pense que le CSF a pris la bonne décision en engageant des gens qui connaissent bien le terrain et les jeunes pour faire cette étude, car nous allons pouvoir leur donner des résultats concrets qui vont leur donner un aperçu sur une partie de l’identité ou de la culture des jeunes, qui ne leur est actuellement pas accessible. 


Une initiative du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique

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